De récentes découvertes indiqueraient que les familles sacerdotales auraient fui à Magdala après la destruction du second temple sous l’empire romain.

En effet, la ville de Marie-Madeleine présente une « culture » similaire à celle de l’ancienne Jérusalem. Les chercheurs s’interrogent sur le nombre de ‘pratiques sacrées’ que les prêtres auraient emmenées avec eux à Magdala. En entreprenant des activités de constructions en 2009, l’Autorité israélienne des antiquités aurait fait la découverte de « l’une des 8 synagogues datant du 1er siècle » dans laquelle se trouverait « la pierre de Magdala, une table de lecture de la Torah sculptée en pierre représentant la ménorah et probablement le temple de Jérusalem ». La « pierre de Magdala » est considérée comme l’une des plus importantes découvertes archéologiques au cours du demi-siècle écoulé en Israël.

Après 7 années d’excavations sur le site, l’archéologue mexicaine Marcela Zapata-Meza aurait fait d’incroyables découvertes : 4 « mikva’ot » (bains rituels) d’eaux souterraines, un marché, des fosses de pêche, des mosaïques, quelques 2 400 pièces de monnaies, une riche zone domestique, un quai et un havre. Tout cela tend à démontrer que « Magdala était au premier rang sur le plan commercial et culturel au 1er siècle ».

Les archéologues ont également trouvé des récipients en pierre utilisés pour garder l’eau purifiée afin de procéder à des rituels, des lampes à huile similaires à celles utilisés par les prêtres à Jérusalem, ainsi que des palettes identiques à celles utilisées dans le Temple. Tout ceci porte à croire que les familles sacerdotales n’étaient pas venus « les mains vides ».

« En théorie, il est possible d’associer les bains rituels ou encore les vases en pierre se trouvant à différents endroits de la Galilée avec les prêtres qui y avaient demeurés », écrit le professeur Zeev Weiss. Il ne partage toutefois pas l’idée que les prêtres auraient été les seuls à maintenir le rituel de purification dans leurs nouvelles demeures en dehors de Jérusalem.

À la lumière de ses constatations, l’archéologue mexicaine cherche à connaître davantage les relations religieuses et sociales entre Magdala et Jérusalem pendant la période du second temple, en particulier aux pratiques religieuses qui ont été maintenues après la chute du second temple.

M.A.G.

Source : Times of Israel

Crédit image : Magdala.org

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