Selon un dernier rapport, la sixième extinction de masse conduirait à un anéantissement biologique

Gerardo Ceballos, Paul R. Ehrlich et Rodolfo Dirzo se sont penchés sur le délicat problème de l’extinction des espèces, en étudiant cette fois, les populations d’espèces de vertébrés, en terme de nombre d’animaux et d’étendue de peuplement, et non plus seulement de nombre d’espèces en voie d’estinction.

Car selon ces scientifiques, quantifier le déclin des espèces est réducteur et minimise l’érosion de la biodiversité. Ils ont donc choisi un autre angle d’étude, un autre « pouls » de l’extinction des espèces, par l’étude des populations et l’analyse du nombre d’individus et de l’étendue de leur répartition.

« L’accent mis sur l’extinction des espèces peut donner l’impression que la biodiversité terrestre n’est pas dramatiquement et immédiatement menacée, mais qu’elle entre juste lentement dans un épisode d’érosion majeur, que l’on pourra combattre plus tard. »

Leurs conclusions sont alarmantes. Selon eux, la défaunation à laquelle nous assistons aura des « conséquences négatives en cascade sur les écosystèmes et les services essentiels au maintien de la civilisation ».

« La disparition des populations est un prélude à celle des espèces […] Une analyse détaillée du déclin des effectifs d’animaux rend le problème bien plus clair et inquiétant. »

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Les populations d’espèces de vertébrés seraient donc en net recul, en terme de nombre d’animaux, mais aussi d’étendue de territoire. On parle de défaunation aux conséquences catastrophiques. « La disparition des populations » serait « un prélude à celle des espèces ». On assiste à une érosion générale de la biodiversité.

  • 32% des populations de vertébrés sont en déclin.
  • 40% des espèces de mammifères ont vu leur territoire baisser de 80% le siècle dernier.
  • 43% des lions ont disparu depuis 1993.

Tous les continents sont concernés par cette spectaculaire érosion. Plus de 50% des animaux auraient disparu en 40 ans. La cause première de ce phénomène serait l’activité humaine :

  • Perte et dégradation de l’habitat conséquente à l’activité humaine.
  • Surexploitation des espèces : Chasse, pêche, braconnage.
  • Pollution
  • Prolifération d’espèces invasives

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La rédaction

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